COMITE QUARTIER 14
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Le Parisien, mercredi 17 juillet 2002

CIRCULATION.
L'été risque encore d'être chaud pour les automobilistes à Paris. Denis Baupin, l'adjoint chargé de la circulation, a présenté hier la longue liste des chantiers de l'été. L'occasion aussi de dresser un bilan, pour le moins mitigé, de l'action de la Mairie pour réduire la place de la voiture.

Ça sera encore le chantier tout l'été

«A TOUT moment de l'année il se passe quelque chose sur la voirie parisienne », a commenté, hier, Denis Baupin en présentant les travaux de l'été dans les rues de Paris. Profitant de la réduction du nombre de voitures pendant les vacances, les services de la voirie vont cependant redoubler d'énergie ces prochaines semaines. Depuis le début du mois de juillet jusqu'à la fin du mois d'août, pas moins de 106 chantiers dits gênants sont lancés dans la capitale. « C'est juste un peu plus que ce qui se passe normalement », a précisé l'adjoint au maire de Paris chargé de la circulation. Mais cette fois-ci, deux grosses opérations font encore quelques remous : la création de la ligne 38 protégée de la porte d'Orléans à la gare du Nord et la création du quartier tranquille sur la rue de la Tombe-Issoire (XIV e ). Cela même alors, qu'au coeur de Paris, se met en place Paris plage, sur les berges de la Seine… Paris plage, du 21 juillet au 18 août, imposera la fermeture des berges entre les Tuileries et le quai Henri-IV. Cela ne devrait pas poser « trop » de problèmes aux automobilistes, selon l'Hôtel de Ville : « Nous allons mettre en place des déviations et une cellule d'observation de la circulation va travailler dès le lundi 22 juillet. Cela permettra de proposer des itinéraires de contournement des quais. Nous pourrons également réadapter nos plans en cas de besoin », a assuré, sûr de lui, Denis Baupin. La fête devrait donc être totale : à pied, en roller, à vélo et… en voiture. Il n'en est pas de même dans le XIV e arrondissement. Déjà, depuis le 1 e r juillet, les automobilistes en nombre tombent sur le secteur de la rue de la Tombe-Issoire en chantier, avec la mise en place de ses nouveaux sens interdits qui intègrent le futur « quartier vert » Alésia - Tombe-Issoire. « Nous nous efforçons là, pour la première fois, de supprimer la circulation de transit, ces itinéraires malins qui encombrent nos rues », a expliqué l'élu des Verts. Or l'adaptation et le changement d'habitudes des automobilistes arrivant porte d'Orléans et voulant se rendre dans le coeur de la capitale ne se sont pas encore faits et les embouteillages sont imposants. « Nous nous retrouvons avec les camions de livraison dans des petites rues qui étaient jusqu'à maintenant tranquilles », a lancé un habitant, contrariant le cours tranquille de la conférence de presse. Ce matin vers 10 h 30, Denis Baupin va alors se rendre sur place pour rencontrer les habitants et les commerçants. La modification éventuellement du plan de circulation pourrait être envisagée. Il sera aussi difficile, dans les prochains jours, de convaincre le préfet de police, Jean-Paul Proust, qui refuse toujours le double couloir de bus sur le boulevard Saint-Michel (V e et VI e ) de la Seine à Port-Royal. Un aménagement d'envergure est prévu pour cet été. Il permettrait de respecter le principe des lignes de bus dites Mobiliens. Par leurs zones de circulation protégées de bout en bout, ils doivent améliorer la vitesse des bus de 20 %… Mais cela impose aussi de mettre en sens unique la partie haute du boulevard entre le jardin du Luxembourg et Port-Royal et créer des terre-pleins centraux, entre bus et voitures, pour les usagers des transports en commun, vers le boulevard Saint-Germain. Blocage des rues d'Assas et Saint-Jacques d'un côté, dangers pour les piétons de l'autre… Jean-Paul Proust a été clair la semaine passée : « Tant pis si cette tranche de travaux ne se fait pas cet été. L'aménagement du boulevard Saint-Michel, ce n'est pas rien. Je ne veux pas recommencer comme l'an dernier avec la rue de Rivoli et devoir corriger les travaux après coup. » Ici, les travaux devraient donc être retardés. Mais les zones de chantier ne manqueront pas par ailleurs.
Eric Le Mitouard


Le Parisien, mercredi 17 juillet 2002

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