COMITE QUARTIER 14
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Texte officiel du projet de délibération

Bulletin municipal officiel des débats et délibérations du conseil Municipal de Paris

54 - 2002, DVD 3 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour l'aménagement du carrefour "Alésia -Sarrette - Tombe-Issoire" (14e) et de solliciter des subventions de la Région d'Ile-de-France.

Mme Myriam CONSTANTIN, adjoint, président. -
Nous allons passer au projet de délibération DVD 3 relatif à l'autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour l'aménagement du carrefour "Alésia - Sarrette - Tombe-Issoire" (14e) et de solliciter des subventions de la Région d'Ile-de-France. Je donne la parole à M. DUTREY. M. René DUTREY. - Mesdames, Messieurs, chers collègues, il est demandé à notre Conseil d'approuver le principe d'aménagement du carrefour Alésia-Sarrette-Tombe Issoire dans le 14e arrondissement ainsi que les modalités d'attribution du marché correspondant.

Ce carrefour, situé à proximité immédiate d'un des groupes scolaires les plus importants de la Capitale est, depuis de nombreuses années, une source d'insécurité et de nuisances importantes pour les riverains.

Les deux principaux axes qui le composent sont, malgré leurs gabarits, des axes à forte circulation. La rue de la Tombe Issoire, en particulier, sert de déversoir au flot des voitures provenant de l'autoroute A6 et se dirigeant vers le centre de Paris. La vitesse des véhicules, leur nombre, le croisement de ces deux axes et la complexité d'un carrefour à cinq branches, tous les paramètres sont réunis pour faire de cette intersection le lieu de toutes les nuisances automobiles. Depuis plusieurs années les associations de quartier, les parents d'élèves, n'ont cessé d'attirer l'attention des Pouvoirs publics sur cette situation. Leur combat que nous soutenions déjà avant le changement de majorité à Paris, n'avait jamais trouvé de réponse satisfaisante. Il faut dire que le problème était complexe, le passage à cet endroit de trois lignes de bus ne facilitant pas la recherche d'une solution. Si on ajoute à cela la volonté de l'ancienne municipalité de donner une priorité à la circulation des voitures, par rapport au bien-être des riverains, des piétons, on comprend que nos prédécesseurs n'aient jamais réussi à résoudre cette quadrature du cercle. Pour trouver cette solution, il fallait être ambitieux et les élus du 14e, dont Mme BELLENGER, maire adjoint au transport du 14e, les services techniques et le cabinet de M. le Maire adjoint chargé de la voirie l'ont été. Il fallait vouloir redonner aux piétons la place dans la ville qu'ils n'auraient jamais dû perdre, faire de ce carrefour une vraie place au cour d'un quartier vert.

Ce projet est un projet ambitieux. C'est en insérant le problème dans son contexte et en traitant l'ensemble du quartier environnant en quartier vert qu'une solution a pu être trouvée. C'est ainsi un périmètre de 65 hectares dont le plan de circulation a été entièrement revu afin de supprimer toute circulation de transit. Grâce à la création de ce quartier, il va être possible de transformer ce que les habitants appellent "le carrefour de tous les dangers" en une place conviviale, arborée, dédiée aux piétons et agrémentée d'une fontaine.
Cette place constituera en quelque sorte le point d'orgue, le point central du futur quartier vert. Ambitieux, ce projet l'est aussi par les moyens dégagés dans cette opération. C'est, comme vous avez pu en prendre connaissance dans la délibération, près de 900.000 euros qui vont être investis dans cet aménagement. 900.000 euros, c'est une somme importante. Mais c'est le prix d'un aménagement de qualité qui se justifie parce qu'il ne s'agit pas de satisfaire les seuls riverains du carrefour mais bien de créer pour l'ensemble des habitants du quartier vert, au centre de celui-ci, un véritable lieu de vie et d'animation. Gageons qu'avec cet aménagement et l'élargissement de trottoirs prévu, nous aurons bientôt le plaisir d'accueillir de nouveaux petits commerces. Je suis en effet persuadé, malgré certaines idées reçues, que l'envahissement automobile ne profite pas à l'activité commerciale de proximité. Au contraire, regardons simplement l'évolution des commerces au bord des axes rouges...Mme Myriam CONSTANTIN, adjointe, présidente. - Acheminez-vous vers votre conclusion, Monsieur DUTREY, s'il vous plaît.M. René DUTREY. - Vous êtes très stricte, Madame la Maire ! J'avais encore beaucoup de bien à dire de cet aménagement...Mme Myriam CONSTANTIN, adjointe, présidente. - Je crois que vous avez encore du temps. Veuillez m'excuser...M. René DUTREY. - Je me dépêche...En bref, l'aménagement de ce carrefour démontre une réelle volonté de reconquérir l'espace public au profit des piétons. Et le projet global dont il fait partie est à l'opposé des aménagements de type "quartier tranquille" qui sont, eux, extrêmement pratiques pour montrer de jolies cartes dans le journal de Paris, mais aussi inefficaces qu'ignorées des automobilistes et même des habitants. J'aurais voulu m'attarder un peu plus longuement sur la méthode de concertation qui a été absolument exemplaire sur ce projet, mais je ne le ferai pas. Je voudrais, par contre, parler du choix qui a été fait de la modification du trajet des lignes de bus 28 et 38, choix qui a été longuement discuté. En effet, alors que ces lignes ont vocation à assurer des liaisons à l'échelle parisienne - le 38 reliant la porte d'Orléans à la gare de l'Est - leur trajet avait été modifié pour qu'elles assurent en même temps la desserte locale du quartier Sarrette. La clientèle de ce trajet correspond à 0,01 % de leur clientèle totale mais ce détournement posait des problèmes d'efficacité et de lisibilité du trajet à la R.A.T.P.
Je crois que nous pouvons nous réjouir que ces lignes redeviennent ce qu'elles ont toujours été, c'est-à-dire des lignes de desserte globale au niveau parisien. Mais ne nous trompons pas - et je vais conclure par là - après ce tableau un peu idyllique que je viens de vous faire, il ne s'agit pas ici d'un aboutissement. Le quartier vert est traversé par l'avenue du Général-Leclerc et la rue d'Alésia. Il faudra arriver à pacifier ces axes. La prochaine création d'un axe civilisé avenue du Général-Leclerc renforcera la cohérence du projet. Le problème de la circulation du bus 62 doit être pris à bras-le-corps. La mise en place très rapidement de bus de quartier pour assurer la desserte locale de notre futur quartier vert doit être une priorité, du fait en outre de la suppression du 38 et du 28. Pour conclure, ce projet ambitieux ne constitue qu'une étape dans le difficile processus de reconquête de l'espace public face à l'automobile. Mais nous sommes dans la bonne direction et nous venons, avec ce projet, de faire un grand pas en avant. Je vous remercie.

(Applaudissements sur les bancs des groupes "Les Verts", socialiste et radical de gauche, communiste et du Mouvement des citoyens).

Mme Myriam CONSTANTIN, adjointe, présidente. - Je vous remercie, Monsieur DUTREY.Mme CATALA s'est inscrite sur cette délibération. Elle n'est pas là ?Je vais donc donner la parole à M. BAUPIN pour la réponse à M. DUTREY.
M. Denis BAUPIN, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Merci, Madame la Maire. Permettez-moi de regretter que Mme CATALA ne soit pas là, comme beaucoup de nos collègues parlementaires qui ont quasiment tous (pas tous, mais quasiment tous) déserté notre hémicycle à l'heure des questions d'actualité à l'Assemblée nationale. C'est un argument de plus pour ceux d'entre nous qui plaident pour le non cumul des mandats !(Applaudissements sur les bancs du groupe "Les Verts").
M. Jacques BRAVO, maire du 9e arrondissement. - M. CARESCHE est là. M. Denis BAUPIN, adjoint, rapporteur. - Je remercie M. DUTREY pour le soutien qu'il a apporté à cette délibération.
Je crois que l'aménagement de ce carrefour, qui est destiné maintenant à devenir une vraie place, est le premier résultat concret de la nouvelle politique des quartiers verts que nous avons initiée. Je ne reviendrai pas sur l'ensemble des points qu'il a évoqués de façon très précise et très exhaustive. Je voudrais me féliciter surtout de la concertation qui a eu lieu autour de l'élaboration de ce quartier, largement organisée par la Municipalité du 14e arrondissement, avec un travail très important aussi des services de la voirie de Paris. Il a permis d'arriver à cet aménagement de qualité. Il montre comment, lorsque l'on souhaite limiter l'espace automobile et favoriser les circulations douces (notamment, là, les circulations piétonnes), on peut trouver des solutions concrètes qui permettent de regagner de l'espace. Autour de ce quartier vert, M. DUTREY a rappelé un certain nombre d'autres projets en préparation : l'espace civilisé sur l'avenue du Général-Leclerc, la transformation des lignes 38 et 62 qui sont des lignes "Mobilien" (la ligne 38 sera la première ligne à être traitée en "Mobilien" dans les mois qui viennent) et puis, ce qui est aussi un projet très important, qui borde ce quartier : le projet du tramway des Maréchaux. C'est donc un quartier qui à la fois va être requalifié pour limiter la circulation de transit et qui, en plus, bénéficie d'une desserte de réseaux lourds de transports en commun qui est particulièrement conséquente. En tout état de cause, je vous invite évidemment à voter cette délibération.

Mme Myriam CONSTANTIN, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur BAUPIN. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 3. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, DVD 3). 97 - QOC 2001-602
Question de Mme Nicole CATALA et des membres du groupe Rassemblement pour la République et apparentés" du 14e arrondissement à M. le Maire de Paris au sujet de la modification des trajets des autobus n° 28 et n° 38 dans le quartier Sarrette (14e)
Libellé de la question :
"Dans le cadre d'un nouvel aménagement du quartier des rues Sarrette, de la Tombe-Issoire et d'Alésia, la modification des trajets des autobus n°s 28 et 38 est envisagée par la Municipalité du 14e arrondissement. Au lieu de desservir ces rues, ces lignes d'autobus seraient détournées jusqu'à l'avenue du Maréchal-Leclerc, qui accueille déjà plusieurs autres lignes. Cette perspective préoccupe beaucoup les habitants du quartier Sarrette, en particulier les commerçants et les personnes à mobilité réduite, qui ne disposent d'aucune station de métro et qui ne bénéficieront plus que d'une ligne d'autobus, le 62. Mme Nicole CATALA et les membres du groupe "Rassemblement pour la République et apparentés" demandent à M. le Maire de Paris s'il confirme la suppression prochaine du passage des lignes 28 et 38 dansle quartier Sarrette."

Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :"Les itinéraires des lignes 28 et 38 sont actuellement dissociés dans le sud du 14e arrondissement. Depuis le terminus Porte d'Orléans vers la place Victor et Hélène Basch, les autobus empruntent l'avenue du Général-Leclerc. Par contre, pour revenir de la place Victor et Hélène-Basch vers la porte d'Orléans, ils sont détournés par les rues d'Alésia, de la Tombe Issoire et du Père-Corentin. A l'occasion de la concertation qui a permis d'élaborer le programme d'aménagement du quartier vert Hallé - Artistes - Tombe Issoire - Friant, le principe d'une réassociation des deux sens de ces lignes, sur l'avenue du Général Leclerc, a été arrêté, de manière à offrir une plus grande lisibilité du réseau pour les usagers. Il convient à ce sujet de souligner qu'une concertation a été engagée avec la mairie d'arrondissement et la R.A.T.P. pour améliorer les correspondances au niveau de la place Victor et Hélène Basch (déplacement et création de points d'arrêt). En outre, les deux points d'arrêt supprimés, qui précèdent le terminus des deux lignes sont bien moins fréquentés que les autres. Enfin, il peut être rappelé que l'itinéraire proposé est celui qu'empruntaient les deux lignes à la fin des années 1980. La déviation a été mise en place lors des importants travaux de rénovation de la ligne de métro n° 4. Elle avait ensuite été maintenue pour faciliter la mise en place d'un axe rouge sur l'avenue du Général Leclerc. De ce point de vue, le retour du second sens de ces lignes sur cette dernière s'inscrit dans l'esprit de la nouvelle politique régionale et municipale en matière de déplacements."195 - QOC 2002-226
Question de M. Christophe LEKIEFFRE, à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police à propos de l'implantation de quartiers verts dans la Capitale et au devenir du quartier"Montorgueil - Saint-Denis" (1er et 2e)

Libellé de la question :
"M. Christophe LEKIEFFRE, interroge M. le Maire de Paris et M. le Préfet de police, sur l'implantation de quartiers verts dans la Capitale qui donnerait une priorité aux piétons ainsi que sur le devenir du quartier "Montorgueil Saint-Denis". M. Christophe LEKIEFFRE se réjouit de l'annonce de tels aménagements qui redonnent aux piétons sa vraie place dans la cité, avec une liberté d'aller et venir dans un espace protégé, notamment par un contrôle des accès. Concernant le quartier "Montorgueil Saint-Denis" qui vient de fêter ses dix ans, le contrôle des accès est de moins en moins bien effectué et le quartier se retrouve envahi par un stationnement anarchique et sauvage, qui dépasse, régulièrement, la durée limite imposée."
Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) : "La création de quartiers verts constitue l'un des volets de la politique de la nouvelle municipalité visant à privilégier les modes de déplacements doux et non polluants, afin de restituer aux quartiers de la Capitale, la tranquillité et la convivialité attendues par les Parisiens.
Il convient toutefois de préciser que le concept du quartier vert, ne consiste pas, comme cela est le cas pour le quartier Montorgueil-Saint-Denis, à contrôler les accès au secteur mais à mettre en place certaines dispositions tant réglementaires (limitation de la vitesse, inversion des sens de circulation...) que relatives à des aménagements de voirie (pincement des entrées du secteur, ralentisseurs, recalibrage des chaussées...), visant à dissuader la circulation de transit, tout en préservant la desserte des riverains et des activités commerciales locales. Le quartier Montorgueil-Saint-Denis a fait l'objet d'une visite technique de M. Denis BAUPIN, adjoint au Maire, le 22 février dernier durant laquelle ont été évoqués, outre le coût de gestion très élevé de tels dispositifs, les problèmes liés à l'application de la réglementation de la circulation et du stationnement prise par l'arrêté du Préfet de police n° 00-11849 du 6 novembre 2000. Cette réglementation stipule que la circulation et le stationnement sont interdits sauf :
- aux véhicules d'urgence
- aux véhicules des habitants munis d'une carte d'accès
- aux véhicules de propriétaires de garage, munis d'une carte d'accès
- aux taxis ;
- aux livraisons (le matin de 5 heures à 10 heures et l'après-midi de13 heures 30 à 15 heures 30).
Les différents accès sont contrôlés par des bornes télescopiques actionnées depuis un poste de contrôle géré par les services de police 24 heures sur 24.
L'arrêt pour dépose ou reprise de personnes ou de marchandises est limité à 45 minutes, le contrôle de cette durée étant assuré par un ticket horodaté produit en entrée de zone. Cette disposition s'impose à l'ensemble des usagers y compris les résidents. Le contrôle du respect de cette réglementation est assuré, sur le site, par des agents placés sous l'autorité du Préfet de police. Il appartient, en conséquence, aux fonctionnaires de police, seuls compétents en matière de contrôle de la réglementation, de sanctionner les abus qui pourraient être constatés."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) : "Depuis l'entrée en vigueur de l'arrêté préfectoral du 6 juillet 1992,
Lle quartier Montorgueil-Saint-Denis est soumis à une réglementation particulière en matière d'accès, de circulation et de stationnement des véhicules dans cette zone qui est destinée en priorité aux piétons.
Ainsi, l'accès aux voies situées à l'intérieur de ce quartier n'est autorisé, en permanence, qu'aux véhicules de secours, aux véhicules des services publics, aux taxis, aux véhicules des riverains ainsi qu'à ceux disposant d'un droit d'usage sur une place de parking ou de garage. S'agissant des véhicules de livraisons, les opérations de manutention sont autorisées le matin entre 5 heures et 10 heures, et l'après-midi entre 13 heures 30 et 15 heures 30, la durée de chacune de ces opérations ne pouvant excéder 45 minutes. Les accès à la zone piétonne du quartier Montorgueil-Saint-Denis sont actuellement contrôlés par un dispositif électronique géré par un poste central. Du personnel spécialisé, composé d'effectifs de police et d'agents de
surveillance de la Ville de Paris, a été spécialement affecté à la surveillance de ce secteur afin de pallier les limites de ce système. En effet, celui-ci ne permet pas de lutter contre les pénétrations abusives de véhicules qui profitent du passage des véhicules autorisés pour accéder aux différents sites, ni de lutter contre le stationnement prolongé de véhicules au-delà du temps imparti. De plus, chaque dysfonctionnement du système de filtrage fait l'objet d'un avis en temps réel au personnel de la Mairie de Paris chargé de la maintenance de ce dispositif, afin de réduire au maximum les possibilités d'intrusion pendant le temps de la panne. L'action de surveillance toute particulière mise en place dans ce secteur ainsi que la forte mobilisation des services locaux s'est ainsi traduite, au cours des deux premiers mois de l'année 2002, par la rédaction de 11. 800 procès-verbaux de contravention pour non-respect de la réglementation spécifique à la zone piétonne et 3.900 procès-verbaux pour motifs divers aux abords de cette même zone. Bien entendu, cette action ne manquera pas d'être poursuivie avec vigilance afin que tout stationnement illicite constaté dans ce quartier soit sanctionné avec rigueur."
115 - QOC 2000-364
Question de MM. Pierre CASTAGNOU, Serge BLISKO et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police à propos de la dangerosité du carrefour formé par les rues d'Alésia, de la Tombe-Issoire, Sarrette et du Père-Corentin (14e)
Libellé de la question :
"De nombreux riverains et leurs associations s'inquiètent, depuis plusieurs années et à juste titre, de la dangerosité pour les piétons du carrefour situé à l'angle des rues d'Alésia, de la Tombe-Issoire, Sarrette et du Père-Corentin (14e), notamment pour les enfants des nombreux établissements scolaires du quartier (12-14, rue d'Alésia, 77, rue de la Tombe-Issoire, 55, rue Sarrette, 5, rue Prisse-d'Avennes). De nombreux accidents, dont certains particulièrement graves, sont déjà survenus. Les riverains ont, à plusieurs reprises, alerté les autorités compétentes. Plus récemment, lors de la consultation de la population de ce quartier organisée le 18 mars dernier par les associations, plus de 600 riverains se sont prononcés en faveur d'un aménagement global en "zone 30", dit "quartier tranquille" des rues de la Tombe-Issoire, d'Alésia, du Père-Corentin, Sarrette, liant ainsi le coeur du quartier aux "quartiers tranquilles" déjà existants à proximité (secteurs "Hallé", "des Artistes") afin d'assurer à l'ensemble de la population une plus grande sécurité et une meilleure qualité de vie. A ce jour, aucune réponse ne leur a été donnée. De plus, dans les prochains mois, il est fort à craindre que la sécurité des piétons se dégrade encore avec l'arrivée de plusieurs centaines d'habitants sur la Z.A.C. "Alésia-Montsouris". Dans le programme municipal 1999 des quartiers tranquilles, le secteur "Sarrette" est "potentiellement" programmé. Face à la volonté manifeste de la population concernée et à l'urgence de la situation, MM. Pierre CASTAGNOU, Serge BLISKO et les membres du groupe socialiste et apparentés demandent à M. le Maire de Paris d'inscrire la mise en quartier tranquille du secteur "Alésia, Tombe-Issoire, Sarrette et du Père-Corentin" dans le programme 2000 et de prévoir les crédits complémentaires nécessaires dans le budget
modificatif de la Ville de Paris en juillet 2000."
Réponse (M. Bernard PLASAIT, adjoint) :
"Le carrefour Tombe-Issoire - Alésia - Sarrette - Père-Corentin est doté d'une signalisation tricolore depuis 1954. Ces dernières années, de nombreux aménagements ont successivement été réalisés :
- février 1991 : création d'un feu de sortie face à l'école rue d'Alésia et pose de barrières de protection ;
- septembre 1992-février 1993 : réaménagement du carrefour avec création d'un refuge pour piétons à l'angle des rues d'Alésia et Sarrette et d'une deuxième ligne de feux rue de la Tombe-Issoire pour protéger la traversée des piétons avec pose de barrières de protection. Un deuxième feu de sortie de carrefour pour protéger la traversée des piétons a été mis en place rue d'Alésia, face au n° 18 ;
- janvier 1995 : pose d'une potence sur le feu de sortie de carrefour face à l'école Alésia ; - septembre 1995 : passage en sources fluorescentes d'une ligne de feux, 81, rue de la Tombe-Issoire et d'une ligne de feux de sortie rue d'Alésia face à l'école, afin d'améliorer leur visibilité ;
- janvier 1997 : modification du phasage des feux de sortie de carrefour de la rue d'Alésia de manière à éviter que les automobilistes en attente en entrée de carrefour, attirés par le vert du feu de sortie, ne démarrent au rouge ;
- décembre 1997 : mise en place par la Préfecture de police d'un dispositif de surveillance automatique de franchissement de feu rouge (multaphot) ;
- décembre 1999 : pose de 2 potences et équipement en sources fluorescentes de 2 autres feux du carrefour. L'examen du fichier municipal des accidents permet de constater que ceux-ci sont essentiellement dus, pour les piétons, à l'inobservation de la signalisation spécifique destinée à leur usage en effectuant fréquemment leur traversée pendant le feu vert affecté aux véhicules et, pour les véhicules et les deux-roues, à des franchissements des feux au rouge, dont la fréquence s'est accrue avec la mise en place de feux de sortie de carrefour sur la rue d'Alésia. Depuis la modification du phasage des feux et l'installation du dispositif automatique de détection, les statistiques font apparaître une nette décroissance du nombre d'accidents et de la transgression de la signalisation lumineuse tricolore. S'agissant de la mise en quartier tranquille du secteur Alésia - Tombe-Issoire - Sarrette, lors de la séance du 12 avril 1999, le Conseil de Paris a approuvé le schéma directeur en vue de l'établissement des programmes 1999-2000-2001 de réalisation des quartiers tranquilles. Dans le 14e arrondissement, ont déjà été réalisés les secteurs Hallé (programme 1996), Artistes (programme 97) et Plaisance (programme 1998). Les travaux du secteur Ouest (programme complémentaire 1999) vont être prochainement engagés. La réalisation de 10 quartiers tranquilles est d'ores et déjà financée au budget 2000 et 10 quartiers supplémentaires seront proposés au budget 2001. Les maires d'arrondissement ont été récemment invités à faire connaître leurs priorités, à partir du schéma directeur, pour 2000 et 2001. Dans ce schéma, qui constitue un potentiel d'aménagements cohérent, figurent pour le 14e arrondissement les quartiers "Sarrette" et "Friant". La liste des quartiers pouvant être retenus au titre des programmes 2000 et 2001 sera, à l'issue des consultations en cours, proposée au Conseil de Paris."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Le carrefour formé par les rues de la Tombe-Issoire, d'Alésia, du Père-Corentin et Sarrette est équipé de signaux lumineux tricolores dotés de caissons autorisant la traversée des piétons. Je précise, par ailleurs, que pour les années 1997, 1998 et 1999, 3 accidents concernant un piéton ont été recensés au niveau de ce carrefour. Cependant, ces derniers ont été blessés en traversant la chaussée lorsque les feux tricolores accordaient la priorité aux véhicules. S'agissant de la création d'un nouveau quartier tranquille, la Direction de la Voirie et des Déplacements de la Mairie de Paris n'a pas saisi, à ce jour, mes services d'un projet en ce sens. Bien que l'importance du trafic dans ces voies rende difficilement envisageable une telle réalisation, mes services sont prêts à examiner toute proposition qui leur serait faite en ce sens."
Conseil Municipal Débats - 28 oct 1996
SOMMAIRE
60 - QOC 96-449
Question de M. Pierre CASTAGNOU et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police concernant la sécurité au carrefour des rues d'Alésia, Sarrette et de la Tombe-Issoire (14e)
M. Paul AURELLI, adjoint, président. - La question suivante de M. Pierre CASTAGNOU à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police concerne la sécurité au carrefour des rues d'Alésia, Sarrette et de la Tombe-Issoire (14e).
Elle est ainsi libellée : "Le carrefour situé à l'angle des rues d'Alésia, de la Tombe-Issoire et Sarrette (14e) est très dangereux pour les piétons, notamment les enfants qui se rendent aux écoles des 1214, rue d'Alésia et 77, rue de la Tombe-Issoire. De nombreux accidents sont déjà survenus. Les riverains ont à plusieurs reprises alerté les autorités compétentes. Des réunions se sont tenues sur le terrain avec des représentants de la Mairie du 14e et de la Préfecture de police sans qu'aucune solution satisfaisante n'ai été, à ce jour, mise en ouvre. En réponse à une question posée lors de la séance du Conseil de Paris du 20 novembre 1995 par M. Pierre CASTAGNOU et les membres du groupe socialiste et apparentés, il a été fait état "d'études engagées en vue d'apporter une solution opérationnelle au problème posé". Un an après, M. Pierre CASTAGNOU et les membres du groupe socialiste et apparentés demandent à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police de leur indiquer les résultats de ces études et les mesures envisagées afin d'améliorer la sécurité au carrefour "Alésia-Sarrette-Tombe-Issoire"."Je vous communique les éléments de réponse au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, adjoint. Le carrefour "Alésia-Tombe-Issoire-Sarrette" est toujours l'objet d'une particulière attention des services municipaux. Les études entreprises en vue de la modification du plan de circulation du secteur n'ont pas abouti compte tenu des inconvénients qui pourraient en résulter sur d'autres sites. Par ailleurs, la statistique des accidents survenus sur le site a été analysée de façon détaillée. Il est confirmé que ceux-ci sont essentiellement dus au non-respect de la signalisation lumineuse, soit par les piétons qui traversent durant le "rouge" piétons, soit par les automobilistes qui franchissent un feu rouge, pour 70 % des accidents malgré des feux sur potence de signalisation et le renforcement de la luminosité de certains d'entre eux. Le non respect de la réglementation ne peut être enrayé que par la présence de la police durant les heures de pointe et la mise en place d'un système automatique de contrôle "multaphot", qui sera étudiée par les services compétents, en liaison avec les élus de l'arrondissement.
La parole est à M. le Représentant du Préfet de police. M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Sur 13 accidents qui se sont produits à ce carrefour depuis le 1er janvier 1995, un seul a mis en cause un piéton, en l'occurrence un adulte, victime d'un automobiliste qui n'a pu maîtriser son véhicule sur une chaussée rendue glissante par la pluie. Les 12 autres accidents entre véhicules ont été provoqués par des franchissements de feu rouge. L'installation d'un appareil de type "multaphot" est envisagée à ce carrefour.
Conseil Municipal Débats - 23 et 24 oct 2000108 - QOC 2000-592

Question de M. Pascal VIVIEN à M. le Maire de Paris à propos de l'aménagement du carrefour formé par les rues d'Alésia, Sarrette et de la Tombe-Issoire (14e)
Libellé de la question : "Alors que va être réalisé un quartier tranquille à l'intérieur du secteur formé par les rues d'Alésia, de la Tombe-Issoire, boulevard Jourdan et avenue du Général-Leclerc (14e), il paraît indispensable et urgent de renforcer, au-delà des mesures déjà prises par la Ville de Paris, la sécurité du carrefour Sarrette - Alésia - Tombe-Issoire. En effet, le nombre d'accidents répertoriés entre 1995 et 1999 est de 31, dans lesquels 5 piétons ont été impliqués et victimes. Ces accidents sont toujours le fait du non-respect des signalisations tricolores par les automobilistes. Aussi, M. Pascal VIVIEN souhaite-t-il savoir s'il est envisageable d'aménager un dispositif supplémentaire, imposant obligatoirement aux véhicules, et notamment à ceux qui traversent de carrefour en circulant rue d'Alésia, de ralentir."
Réponse (M. Bernard PLASAIT, adjoint) :
"Toutes les traversées matérialisées à cette intersection sont protégées par des signalisations lumineuses tricolores. L'examen du fichier municipal des accidents corporels sur la période de référence 1995-1999 indique que les conditions de sécurité ne sont effectivement pas satisfaisantes d'un point de vue global. L'analyse des procès-verbaux montre toutefois que l'essentiel des difficultés répertoriées résulte du non-respect des signalisations tricolores par les automobilistes circulant rues d'Alésia et de la Tombe-Issoire. Ainsi, s'il est exact que 11 accidents sont recensés en 1996 à cette intersection, 9 d'entre eux sont dus au franchissement du feu rouge par les automobilistes et aucun n'implique de piétons. Cette analyse ne laisse transparaître aucun point d'accumulation particulier d'accidents impliquant des piétons. Il convient de préciser que sur les 5 accidents piétons répertoriés au cours de ces cinq années, trois impliquent des personnes traversant en dehors des prescriptions des feux tricolores, et deux sont dus au refus de la priorité devant être accordée aux piétons par les automobilistes. Afin d'améliorer les conditions de sécurité, différentes mesures ont été mises en ouvre sur ce site dès 1997. La signalisation tricolore a été modifiée pour réduire le temps de décalage entre les feux d'entrée et de sortie du carrefour rue d'Alésia. Un appareil de contrôle automatique de franchissement de feu rouge "multaphot", destiné à photographier les automobilistes contrevenants a également été mis en place par la Préfecture de police du côté pair de la rue d'Alésia. Par ailleurs, deux panneaux signalant la présence d'enfants ont été mis en place rue d'Alésia de part et d'autre du carrefour au cours de l'été 1999. Un complément de feu a également été mis en place sur potence rue d'Alésia au mois de décembre 1999, afin de renforcer la perception et le respect de la signalisation par les automobilistes. On peut ainsi affirmer que l'essentiel des accidents répertoriés dans ce carrefour résultent du non-respect de la signalisation :
- tout d'abord, par les automobilistes ;
- mais aussi quelquefois par les piétons.

Ces éléments expliquent l'accident qui a lieu le 26 septembre dernier, vers 20 heures, qui concernait un motard, dont le motif a été le non respect des feux tricolores. La mise en place des divers équipements, signalés antérieurement, a cependant permis de constater une nette amélioration des conditions de sécurité à cette intersection. Il convient parallèlement de signaler que la tranquillisation de ce quartier est en train d'être effectuée ; mais, il est nécessaire de tenir compte pour délimiter ce nouveau quartier tranquille du fait que des bus R.A.T.P. doivent pouvoir continuer à circuler, à la limite du quartier tranquille. Les éléments du dossier relatif à ce Q.T. sont confirmés par les statistiques qui indiquent une diminution probante du nombre des accidents répertoriés à cette intersection :
- aucun accident mettant en cause des piétons en 1998 ;
- un seul en 1999, résultant du refus de priorité piétonne par un automobiliste. En conclusion, afin de compléter les équipements de sécurité dans ce carrefour, notamment au bénéfice des piétons, il est envisagé de tester l'efficacité d'un îlot central qui, du fait de la création d'une chicane contraindra les automobilistes à réduire sensiblement leur vitesse. Cet aménagement serait dans un premier temps provisoire et constitué de blocs modulables permettant de dimensionner au mieux la géométrie de l'îlot et ainsi d'en définir ses contours en vue d'un aménagement définitif si l'expérience s'avérait concluante."

14. Conseil Municipal. Délibérations. 11 et 12 févr 2002. 2002 DVD 3 -

Approbation du principe de l'aménagement du carrefour Alésia -Sarrette - Tombe-Issoire (14e). - Approbation des modalités d'attribution du marché correspondant. - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer ledit marché et de solliciter des subventions de la Région d'Ile-de-France. M. Denis BAUPIN, rapporteur. Conseil Municipal Débats - 04 déc 2001 97 - QOC 2001-602

Question de Mme Nicole CATALA et des membres du groupe "Rassemblement pour la République et apparentés" du 14e arrondissement à M. le Maire de Paris au sujet de la modification des trajets des autobus n° 28 et n° 38 dans le quartier Sarrette (14e)

Libellé de la question : "Dans le cadre d'un nouvel aménagement du quartier des rues Sarrette, de la Tombe-Issoire et d'Alésia, la modification des trajets des autobus n°s 28 et 38 est envisagée par la Municipalité du 14e arrondissement. Au lieu de desservir ces rues, ces lignes d'autobus seraient détournées jusqu'à l'avenue du Maréchal-Leclerc, qui accueille déjà plusieurs autres lignes. Cette perspective préoccupe beaucoup les habitants du quartier Sarrette, en particulier les commerçants et les personnes à mobilité réduite, qui ne disposent d'aucune station de métro et qui ne bénéficieront plus que d'une ligne d'autobus, le 62. Mme Nicole CATALA et les membres du groupe "Rassemblement pour la République et apparentés" demandent à M. le Maire de Paris s'il confirme la suppression prochaine du passage des lignes 28 et 38 dans le quartier Sarrette."

Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :
"Les itinéraires des lignes 28 et 38 sont actuellement dissociés dans le sud du 14e arrondissement. Depuis le terminus Porte d'Orléans vers la place Victor et Hélène Basch, les autobus empruntent l'avenue du Général-Leclerc. Par contre, pour revenir de la place Victor et Hélène-Basch vers la porte d'Orléans, ils sont détournés par les rues d'Alésia, de la Tombe Issoire et du Père-Corentin. A l'occasion de la concertation qui a permis d'élaborer le programme d'aménagement du quartier vert Hallé - Artistes - Tombe Issoire - Friant, le principe d'une réassociation des deux sens de ces lignes, sur l'avenue du Général Leclerc, a été arrêté, de manière à offrir une plus grande lisibilité du réseau pour les usagers. Il convient à ce sujet de souligner qu'une concertation a été engagée avec la mairie d'arrondissement et la R.A.T.P. pour améliorer les correspondances au niveau de la place Victor et Hélène Basch (déplacement et création de points d'arrêt). En outre, les deux points d'arrêt supprimés, qui précèdent le terminus des deux lignes sont bien moins fréquentés que les autres.Enfin, il peut être rappelé que l'itinéraire proposé est celui qu'empruntaient les deux lignes à la fin des années 1980. La déviation a été mise en place lors des importants travaux de rénovation de la ligne de métro n° 4. Elle avait ensuite été maintenue pour faciliter la mise en place d'un axe rouge sur l'avenue du Général Leclerc. De ce point de vue, le retour du second sens de ces lignes sur cette dernière s'inscrit dans l'esprit de la nouvelle politique régionale et municipale en matière de déplacements."

Conseil Municipal
Débats - 11 et 12 févr 2002
54 - 2002, DVD 3 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour l'aménagement du carrefour "Alésia - Sarrette - Tombe-Issoire" (14e) et de solliciter des subventions de la Région d'Ile-de-France Mme Myriam CONSTANTIN, adjoint, président. - Nous allons passer au projet de délibération DVD 3 relatif à l'autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour l'aménagement du carrefour "Alésia - Sarrette - Tombe-Issoire" (14e) et de solliciter des subventions de la Région d'Ile-de-France. Je donne la parole à M. DUTREY. M. René DUTREY. - Mesdames, Messieurs, chers collègues, il est demandé à notre Conseil d'approuver le principe d'aménagement du carrefour Alésia-Sarrette-Tombe Issoire dans le 14e arrondissement ainsi que les modalités d'attribution du marché correspondant. Ce carrefour, situé à proximité immédiate d'un des groupes scolaires les plus importants de la Capitale est, depuis de nombreuses années, une source d'insécurité et de nuisances importantes pour les riverains. Les deux principaux axes qui le composent sont, malgré leurs gabarits, des axes à forte circulation. La rue de la Tombe Issoire, en particulier, sert de déversoir au flot des voitures provenant de l'autoroute A6 et se dirigeant vers le centre de Paris. La vitesse des véhicules, leur nombre, le croisement de ces deux axes et la complexité d'un carrefour à cinq branches, tous les paramètres sont réunis pour faire de cette intersection le lieu de toutes les nuisances automobiles. Depuis plusieurs années les associations de quartier, les parents d'élèves, n'ont cessé d'attirer l'attention des Pouvoirs publics sur cette situation. Leur combat que nous soutenions déjà avant le changement de majorité à Paris, n'avait jamais trouvé de réponse satisfaisante. Il faut dire que le problème était complexe, le passage à cet endroit de trois lignes de bus ne facilitant pas la recherche d'une solution. Si on ajoute à cela la volonté de l'ancienne municipalité de donner une priorité à la circulation des voitures, par rapport au bien-être des riverains, des piétons, on comprend que nos prédécesseurs n'aient jamais réussi à résoudre cette quadrature du cercle. Pour trouver cette solution, il fallait être ambitieux et les élus du 14e, dont Mme BELLENGER, maire adjoint au transport du 14e, les services techniques et le cabinet de M. le Maire adjoint chargé de la voirie l'ont été. Il fallait vouloir redonner aux piétons la place dans la ville qu'ils n'auraient jamais dû perdre, faire de ce carrefour une vraie place au cour d'un quartier vert. Ce projet est un projet ambitieux. C'est en insérant le problème dans son contexte et en traitant l'ensemble du quartier environnant en quartier vert qu'une solution a pu être trouvée. C'est ainsi un périmètre de 65 hectares dont le plan de circulation a été entièrement revu afin de supprimer toute circulation de transit. Grâce à la création de ce quartier, il va être possible de transformer ce que les habitants appellent "le carrefour de tous les dangers" en une place conviviale, arborée, dédiée aux piéton et agrémentée d'une fontaine. Cette place constituera en quelque sorte le point d'orgue, le point central du futur quartier vert. Ambitieux, ce projet l'est aussi par les moyens dégagés dans cette opération. C'est, comme vous avez pu en prendre connaissance dans la délibération, près de 900.000 euros qui vont être investis dans cet aménagement. 900.000 euros, c'est une somme importante. Mais c'est le prix d'un aménagement de qualité qui se justifie parce qu'il ne s'agit pas de satisfaire les seuls riverains du carrefour mais bien de créer pour l'ensemble des habitants du quartier vert, au centre de celui-ci, un véritable lieu de vie et d'animation. Gageons qu'avec cet aménagement et l'élargissement de trottoirs prévu, nous aurons bientôt le plaisir d'accueillir de nouveaux petits commerces. Je suis en effet persuadé, malgré certaines idées reçues, que l'envahissement automobile ne profite pas à l'activité commerciale de proximité. Au contraire, regardons simplement l'évolution des commerces au bord des axes rouges... Mme Myriam CONSTANTIN, adjointe, présidente. - Acheminez-vous vers votre conclusion, Monsieur DUTREY, s'il vous plaît. M. René DUTREY. - Vous êtes très stricte, Madame la Maire ! J'avais encore beaucoup de bien à dire de cet aménagement... Mme Myriam CONSTANTIN, adjointe, présidente. - Je crois que vous avez encore du temps. Veuillez m'excuser... M. René DUTREY. - Je me dépêche... En bref, l'aménagement de ce carrefour démontre une réelle volonté de reconquérir l'espace public au profit des piétons. Et le projet global dont il fait partie est à l'opposé des aménagements de type "quartier tranquille" qui sont, eux, extrêmement pratiques pour montrer de jolies cartes dans le journal de Paris, mais aussi inefficaces qu'ignorées des automobilistes et même des habitants. J'aurais voulu m'attarder un peu plus longuement sur la méthode de concertation qui a été absolument exemplaire sur ce projet, mais je ne le ferai pas. Je voudrais, par contre, parler du choix qui a été fait de la
modification du trajet des lignes de bus 28 et 38, choix qui a été longuement discuté. En effet, alors que ces lignes ont vocation à assurer des liaisons à l'échelle parisienne - le 38 reliant la porte d'Orléans à la gare de l'Est - leur trajet avait été modifié pour qu'elles assurent en même temps la desserte locale du quartier Sarrette. La clientèle de ce trajet correspond à 0,01 % de leur clientèle totale mais ce détournement posait des problèmes d'efficacité et de lisibilité du trajet à la R.A.T.P. Je crois que nous pouvons nous réjouir que ces lignes redeviennent ce qu'elles ont toujours été, c'est-à-dire des lignes de desserte globale au niveau parisien. Mais ne nous trompons pas - et je vais conclure par là - après ce tableau un peu idyllique que je viens de vous faire, il ne s'agit pas ici d'un aboutissement. Le quartier vert est traversé par l'avenue du Général-Leclerc et la rue d'Alésia. Il faudra arriver à pacifier ces axes. La prochaine création d'un axe civilisé avenue du Général-Leclerc renforcera la cohérence du projet. Le problème de la circulation du bus 62 doit être pris à bras-le-corps. La mise en place très rapidement de bus de quartier pour assurer la desserte locale de notre futur quartier vert doit être une priorité, du fait en outre de la suppression du 38 et du 28. Pour conclure, ce projet ambitieux ne constitue qu'une étape dans le difficile processus de reconquête de l'espace public face à l'automobile. Mais nous sommes dans la bonne direction et nous venons, avec ce projet, de faire un grand pas en avant. Je vous remercie. (Applaudissements sur les bancs des groupes "Les Verts", socialiste et radical de gauche, communiste et du Mouvement des citoyens).

Mme Myriam CONSTANTIN, adjointe, présidente. - Je vous remercie,Monsieur DUTREY.
Mme CATALA s'est inscrite sur cette délibération. Elle n'est pas là ? Je vais donc donner la parole à M. BAUPIN pour la réponse à M. DUTREY. M. Denis BAUPIN, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Merci, Madame la Maire.
Permettez-moi de regretter que Mme CATALA ne soit pas là, comme beaucoup de nos collègues parlementaires qui ont quasiment tous (pas tous, mais quasiment tous) déserté notre hémicycle à l'heure des questions d'actualité à l'Assemblée nationale. C'est un argument de plus pour ceux d'entre nous qui plaident pour le non cumul des mandats (Applaudissements sur les bancs du groupe "Les Verts").
M. Jacques BRAVO, maire du 9e arrondissement. - M. CARESCHE est là. M. Denis BAUPIN, adjoint, rapporteur. - Je remercie M. DUTREY pour le soutien qu'il a apporté à cette délibération. Je crois que l'aménagement de ce carrefour, qui est destiné maintenant à devenir une vraie place, est le premier résultat concret de la nouvelle politique des quartiers verts que nous avons initiée. Je ne reviendrai pas sur l'ensemble des points qu'il a évoqués de façon très précise et très exhaustive. Je voudrais me féliciter surtout de la concertation qui a eu lieu autour de l'élaboration de ce quartier, largement organisée par la Municipalité du 14e arrondissement, avec un travail très important aussi des services de la voirie de Paris. Il a permis d'arriver à cet aménagement de qualité. Il montre comment, lorsque l'on souhaite limiter l'espace automobile et favoriser les circulations douces (notamment, là, les circulations piétonnes), on peut trouver des solutions concrètes qui permettent de regagner de l'espace. Autour de ce quartier vert, M. DUTREY a rappelé un certain nombre d'autres projets en préparation : l'espace civilisé sur l'avenue du Général-Leclerc, la transformation des lignes 38 et 62 qui sont des lignes "Mobilien" (la ligne 38 sera la première ligne à être traitée en "Mobilien" dans les mois qui viennent) et puis, ce qui est aussi un projet très important, qui borde ce quartier : le projet du tramway des Maréchaux.
C'est donc un quartier qui à la fois va être requalifié pour limiter la circulation de transit et qui, en plus, bénéficie d'une desserte de réseaux lourds de transports en commun qui est particulièrement conséquente. En tout état de cause, je vous invite évidemment à voter cette délibération.
Mme Myriam CONSTANTIN, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur BAUPIN. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 3.
Qui est pour ?Contre ?Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2002, DVD 3).

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